Gil Rigoulet • 1985 — 2015 • Molitor

Gil Rigoulet

Gil Rigoulet a débuté dans la presse et fut le premier photographe attitré du journal Le Monde avec lequel il collaborera pendant plus de 20 ans. Il en tira «Portrait d’un quotidien» avec le photographe Henri Cartier-Bresson. Robert Doisneau le présente dans un portfolio de la revue Photo-Magazine et Christian Caujolle l’invite à l’exposition collective «Vivre en maillot de bain» à la piscine Deligny, avec Joseph Koudelka, Marc Riboud, Claude Nori, William Klein, Helmut Newton, Jean Loup Sieff, Jacques-Henri Lartigue, Mary Ellen Marck, Franco Fontana…

Sollicité par de nombreux quotidiens, magazines de la presse nationale et internationale pendant trois décennies, il n’en développe pas moins un travail personnel à travers ses voyages et rencontres. On peut notamment citer «Paysage en mouvement», photographies faites à partir d’une voiture en déplacement, sur une période de 25 ans et exposées sous le titre «Carnet de voyage» pour Louis Vuitton au Bon Marché de Paris. Dans tous ses travaux d’images, ce qui compte, c’est l’intensité du regard, le désir d’avancer, de voir et de donner à voir. Pour lui, qui s’immisce dans la vie des autres, ses images sensibles prennent forme : les rockers aux mèches gominées, les baisers d’amour, les photographes en goguette, le corps et l’eau…

À partir de la fin des années 90, Gil Rigoulet développe un travail en Polaroïd noir et blanc dont les premières séries portent sur les paysages de légende de Chausey en Polaroïd 665, exposées au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et pendant deux ans en Basse-Normandie avec l’Ardi. L’ensemble du travail Polaroïd en négatif (nus, objets du quotidien, verres, paysages, arbres) a été montré dans différentes expositions en Normandie, à la Galerie Photo Verdeau (Passage Jouffroy à Paris), au Salon d’art contemporain Mac Paris porte de Champerret, au Musée du Montparnasse en février 2013, au Carrefour des Arts à la Chapelle Urée. L’ensemble d’images «Transparences», en Polaroïd positif, est montré pour la première fois au 19 Paul Fort, à Paris, en 2013.

Le magazine Le Monde 2 publie un portfolio des photographies «Paysages en mouvement» de la série TGV dont un extrait a été exposé sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris lors de l’exposition de la SNCF «Les Français vus du train», de septembre 2010 à janvier 2011. La série réalisée à la piscine Molitor en 1985 est exposée pour la première fois à la galerie Caroline Tresca en mai 2014. Elle habille également de façon permanente les coursives de l’hôtel-piscine Molitor. Le magazine M du Monde publie ces photos en mai 2014 pour l’article«Bain de jouvence» pour Molitor. Ces images sont présentées au Grand Palais du 13 au 16 novembre 2014 dans le cadre de Paris Photo sur le stand de la Galerie du Jour d’Agnès b.

Le contemplatif a fini par supplanter le baroudeur. Le regard change, davantage tourné vers la nature, les paysages (les sentiers du Cotentin ou de la montagne de Lure), l’indicible (le corps, des vases, les regards, les nuques). La sensibilité d’un photographe est toujours en mouvement.

En 1985, j’ai réalisé une série d’images en noir et blanc sur la piscine Molitor. Cette série dormait dans mes classeurs. Elle fait partie d’un vaste ensemble travaillé sur 30 ans sur le thème du corps et de l’eau dans les piscines de France et du monde. Dans la période allant de l’après-guerre à la fermeture de la piscine Molitor en 1989, il n’y a pas de témoignage équivalent. Unique aussi par le fait que je pouvais faire des photos aux yeux de tous sans autorisation, mon appareil photo se promenait au ras de l’eau et sous l’eau sans effrayer qui que ce soit, d’où cette sensualité, cette Dolce Vita qui émane de ces photos. Je viens de ressortir cet ensemble d'une cinquantaine d’images, qui fêtera donc son trentième anniversaire en 2015. À cette occasion, ces photos seront aussi exposées au printemps à l’hôtel-piscine Molitor. »

Gil Rigoulet




Les Éditions The (M) sont fières de vous présenter ce livre d’artiste autour de ce travail photographique unique, en édition limitée.

Conçu à partir de 25 tirages argentiques, cet écrin consigne aussi des éléments incitant à une plongée dans l’atmosphère de ce lieu si singulier qu’est la piscine Molitor. Bien plus qu’un livre, le coffret que vous avez entre les mains est un objet hybride, singulier, qui vous donne la liberté de vous approprier un contenu que vous aurez peut-être envie de partager, d’offrir ou bien d’exposer…

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